Une famille à Paris

Une famille à Paris
Heurts, Malheurs et Bonheurs

4.11.08

Il ne faut plus voir, jamais, ces cas de martyrs d'enfants !

L'avocat général a requis mardi devant les assises du Nord la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre de David da Costa, accusé d'actes de torture et barbarie ayant entraîné la mort du petit Marc, 5 ans, ainsi qu'à l'encontre de la mère de l'enfant Isabelle Gosselin, pour complicité. Il a demandé trois ans de prison avec sursis à l'encontre de deux médecins accusés de non-assistance à personne en danger assortis de 75.000 euros d'amende.

 

L'avocat général, Luc Frémiot, a demandé au début de son réquisitoire que ce procès soit "exemplaire", pour "que plus jamais cela ne recommence".
"Messieurs et Mesdames, écoutez le procès du silence où coexistent les aveugles les sourd et les muets, c'est la grande messe judiciaire d'un petit garçon mort d'avoir été oublié", a-t-il ajouté.
A David da Costa, 38 ans, beau-père de Marc, il lance: "Vous êtes un tueur, c'est une violence qui ricoche à l'infini et qui s'est arrêtée sur un enfant de 5 ans". Puis, évoquant Isabelle Gosselin, 35 ans, la mère de l'enfant, il dit "qu'il n'existe pas de mots pour la qualifier".
Le réquisitoire a été accablant pour les deux médecins accusés de non-assistance à personne en danger, qualifiés d'"irresponsables".
Vis-à-vis du docteur Christian Tirloy, 66 ans, à la retraite aujourd'hui, M. Frémiot a fustigé une attitude désinvolte : "On se dit que si vous aviez fait le minimum syndical, Marc serait encore là".
Quant au docteur Michel Vellemans, 56 ans qui avait effectué 63 consultations dans l'après-midi du 17 janvier, il est pour Me Frémiot "soit un praticien dangereux soit un menteur, un escroc et un falsificateur". Il faisait allusion à l'éventualité que le médecin ait rédigé un certificat sans voir l'enfant.
L'avocat général a requis également trois ans avec sursis à l'encontre des grands-parents maternels de l'enfant et de deux membres de la famille du principal accusé. Il a demandé deux ans avec sursis contre une assistante maternelle, amie de la mère.
Pour Me Frémiot, tous "savaient parfaitement depuis le départ ce qui se passait". Il a requis un an de sursis de moins à l'encontre de l'assistante maternelle parce qu'elle est "la seule à l'avoir serré dans ses bras", mais "elle n'a rien fait non plus".
Victime de coups et sévices répétés - plaies jusqu'aux testicules, côtes fracturées, hématomes, douches froides -, Marc était mort au domicile parental le 25 janvier 2006 à Auby (Nord).
 
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Marc avait 5 ans, il est né au mauvais endroit, dans la mauvaise famille, chez des dingues. Des merdes humaines. Des nuls absolus, des gens auxquels j'ai du mal à penser autrement qu'en ayant des crampes à l'estomac et la nausée.
Et son environnement n'a rien fait pour le sauver. Son grand frère placé en famille d'accueil est venu témoigner contre sa mère puisqu'il n'a qu'une peur, c'était de devoir revenir avec elle. Cette histoire comme celle du petit garçon également tué en Alsace par le compagnon de sa mère, comme celle de la petite fille emmenée en Israel et tuée par son grand-père est révoltante, au-delà des mots, car les enfants sont une page vierge encore sur laquelle des hystériques se défoulent de la propre horreur qu'ils ont dans le crâne.
 
On ne voit aucune excuse à ces gens. Rien ne vous permet de maltraiter celui que vous devez soigner et chérir. Lire ces histoires est devenu insupportable à la mère que je suis. Tous les enfants de 5 ans sont les miens depuis que j'ai un fils.
La perpétuité en prison est sûrement pire que la mort, et je m'en félicite si ces deux individus peuvent passer le reste de leurs sombres existences à méditer sur les sévices infligés à ce petit Marc, martyr et torturé.
Evoquer la mémoire de cet enfant sans le pleurer, par ce qu'il démontre d'horreur sur cette terre, est comme une insulte faite à son existence si brève et si pénible. Nul doute que le mot amour ne lui a pas parlé, et qu'il a préféré s'en aller de cet endroit qui ne le méritait pas pour rejoindre un monde meilleur. Ou il se repose de ses épreuves et doit espérer la rédemption de ses bourreaux, car il sait, lui ce qui les attends ensuite.
Quand on a vécu enfant le manque d'amour, même sans les coups et les sévices corporels, on sait ce que pèse une vie à transformer, pour qu'elle soit un défi à l'indigence et à l'immaturité de parents eux-même pas finis.
Et on se prends oui à condamner tous ceux qui ne pensent pas que l'amour est le premier devoir de tout parent envers son enfant, à côté de sa protection physique.
 

No comments: