Une famille à Paris

Une famille à Paris
Heurts, Malheurs et Bonheurs

15.1.09

Une année noire..?

Aurélien a été malade de Noel à Nouvel An quasi sans discontinuer en passant as usual d'un rhume bénin au cataclysme d'une laryngite aigue, prolongée d'une bronchite asthmatiforme..de 40 de fièvre à des nuits difficiles en boucle, bilan : 4 nuits rayées de nos "vacances"..La rentrée est rude, et le froid intense avec ses pointes à -7 degrés depuis plusieur jours n'arrange pas le tableau. Genève est sous une chape blanche de nuages qui n'en démordent pas.
 
La première semaine a été consacrée à suivre la suite de ses maux, de ventre, qu'on a eu un peu de mal à identifier correctement. J'ai mal aux côtes disait-il..ce qui était en fait les côtés..Beau pédiatre a eu la bonne intuition, contrôlée par une prise de sang, une radio des poumons pour valider la fin de sa bronchite, et un lavement en point d'orgue est venu mettre fin aux soucis du petit. Jusqu'à une énième sortie de boutons rouges sur le dos et les fesses, traités à l'antihistaminique.. le retour de sa dermite atopique.
 
Le prochain épisode sera-t-il de nouveau les oreilles avec réapparition de son fameux bouchon..? Je vais foncer racheter l'outil de nettoyage du conduit en pharmacie pour parer les suites connues du bonhomme.
Mais pour cette saison nous avons évité grippes et gastros.
L'ambiance politique et économique est catastrophique. Les licenciements s'annoncent en pagaille dans toutes les industries..à nouveau. La high-tech recommence le sale balais auquel on a eu droit en 2000 et qui nous a déjà forcés à tenter des reconversions, hasardeuses encore des années après pour pas mal de mes amis du secteur..
Bref, ça tombe comme à Gravelotte, et tout s'enchaîne : le privé sanctionne et le public quand il est endetté prends le relais..pour certains.
 
J'hésite à concevoir un second enfant quand je pense que Frédéric et le petit en seraient heureux quand même..Fatigue, âge, courses, moral qui n'a toujours pas émergé positivement dans la rade. Le dynamisme de Paris me manque mais me fatiguerai déjà par avance..? Partir, revenir.. Nous sommes quand même livrés à nous deux sans soutiens sur place, et d'ailleurs avec la famille que j'ai, il n'en est juste pas question vu que la notion n'y a pas sa place. Il y a du soutien quand quelqu'un se sacrifie pour les enfants, comme l'a fait ma grand-mère pour ma mère. Mais mes parents sont toujours versé vers l'externe comme si le salut en venait, ce qui n'a pas été ni le cas, ni vrai pour eux depuis des années. Mais ils persistent à le penser. Bizarre...
J'espère que mon fils qui a pourtant plutôt un moral de folie et qui a l'air de bien vivre à présent avec ses parents, bien que "nerveux"..selon lui, entre école et jeux de tous côtés, ne vivra pas avec le recul cette période comme un enfermement entre nous deux, ses vieux parents. Il nous l'a d'ailleurs dit : "vous êtes vieux".
Ok, sauf que ta mère à juste l'air d'une jeune fille quand elle n'a pas mille corvées à régler et des nuits entamées par les choses à fignoler comme toujours.
Ce qui n'arrive pas souvent certes..
il faut juste croiser les doigts pour qu'il ne nous arrive rien de dommageable en cette année de tous les dangers..avec une bourse en berne, des délestages massifs. Vais-je tenter la reprise du travail pour m'autoriser un second enfant ensuite?
Je sais la pénibilité de la chose, le déménagement qui s'ensuivra, les difficultés accrues à 4. La fatigue chronique. Seule issue : que l'enfant numéro deux soit plus safe et moins hardu que ce premier, et que le premier nous laisse un peu de paix, ce qui le connaissant, malgré les récents traitements de pédo-psy a peu de chance d'arriver.
Je crois quand même que si la maternité peut être un bonheur, elle peut être aussi un poids immense. Physique et mental.
Je suis encore une fois très pessimiste. On ne se refait pas.

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