Une famille à Paris

Une famille à Paris
Heurts, Malheurs et Bonheurs

5.11.09

264 000 femmes encore en dehors du marché du travail en Suisse, mais les hommes suisses au plus haut taux d'activité de tous les pays !

Un tiers des actifs ne sont pas employés à plein temps en Suisse

Un tiers des personnes actives travaillent à temps partiel en Suisse. Cette proportion est inédite en Europe, seuls les Pays-Bas la devancent avec un taux de 48%. Le phénomène touche particulièrement les femmes.
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Photo : Keystone
Une femme devant un ordinateur (archives)
Sur les 4,28 millions de personnes actives, 33% sont employées à temps partiel. La part des femmes représente 57%, contre seulement 13% des hommes, soit un écart de 44 points, selon les chiffres publiés par l'Office fédéral de la statistique (OFS) et portant sur le deuxième trimestre 2009.
Dans les pays européens étudiés, cet écart se situe plutôt autour de 20 points. A titre d'exemple, en France, moins de 30% des femmes travaillent à temps partiel pour un peu plus de 5% d'hommes. La part la plus faible du temps réduit est observée en Bulgarie.
Autre constat: la Suisse présente l'un des taux d'activité le plus élevé d'Europe (85,8%). Seules l'Islande (86,9%) et la Suède (86,1%) présentent des niveaux supérieurs. Au sein de l'Union européenne, le taux moyen d'activité s'élève à 77%.
C'est surtout le taux d'activité des hommes (93%) qui est particulièrement notable en Suisse, atteignant le plus haut niveau en comparaison européenne. Celui des femmes (79%) se situe au 7e rang, écrit l'OFS. Chez les femmes, la palme revient la Suède (83%).
Le nombre de sans emploi s'est élevé au deuxième trimestre à 182'000 personnes (4,1%) et celui des personnes non actives à 912'000 (17%). Sur ce dernier chiffre, près de 300'000 ne participent pas au marché du travail pour des raisons de formation, 264'000 pour des raisons familiales - notamment les femmes - et 143'000 pour des problèmes de santé.
En cinq ans, l'OFS a observé une légère hausse du travail du soir, de la nuit et du dimanche. La part des personnes travaillant le soir est passée de 16% au deuxième trimeste 2004 à 18% sur la même période de 2009. Pour la nuit, cette proportion est passée de 4,7% à 5,1%.
 
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Etre au chômage quand on est un homme en suisse concerne 7% de ceux-ci, contre toujours 20% des femmes compatriotes a minima.
 
Les femmes au foyer à cause des enfants sont quasi un tiers des effectifs sans emplois, presque aussi nombreuses que les étudiants et étudiantes en formation.
 
La seule issue pour elles semble être de restreindre leurs horaires d'activités affectés par le suivi des enfants scolarisés ou trop petits pour être en âge scolaire qui démarre à quatre ans.
 
Il serait intéressant de calculer l'impact national des pertes de recettes en charges sociales qui ne reviennent pas de ce fait aux Cantons, à cause de ces temps d'évitements plus ou moins forcés par la Maternité.
Mais surtout quelle part réelle dans ces volumes ressort d'une vraie volonté de ces femmes à s'occuper elles-même de leurs enfants en bas âge?
Car le temps partiel semble prouver qu'il reste important de garder pour beaucoup un pied dans l'activité autre que nourricière et éducationnelle.
 
Pourquoi les écoles suisses ne prennent-elles pas les petits en jardins d'enfants comme le fait la France dès 3 ans? Passé deux ans et demi, et surtout trois ans, un enfant devient avide de contacts avec ses camarades et est prêt à apprendre à cotoyer les autres hors de sa maman.
Cette bizarrerie du système scolaire suisse qui ne démarre au'aux 4 ans révolus de l'enfant, doublée de l'autre bizarrerie de l'octroi de temps partiels à certaines davantage que dans les autres pays occidentaux devrait être étudié et creusé par les nombreux sociologues et autres chercheurs du travail que compte au moins Genève et être explicités, cités, décryptés et communiqués pour mettre en lumière ouvertement ce qui se joue en terme économiques et de pouvoir entre les genres sur ce sujet.
 
Sans omettre que la crise a bien entendu précipité depuis 2008 les femmes en priorité dans la pauvreté dans tous les pays.
Avec leurs enfants sous-entendu. Ou lorsqu'elle sont susceptibles d'en avoir?
 
Preuve s'il en est qu'on ne peut pas gagner au même moment sur tous les fronts dans nos sociétés soit-disant modernes et organisées ? Pour quoi exactement? Et avec quelles doses de discriminations quand les femmes arrivent à des niveaux d'études équivalents quasi dans toutes les filières à ceux des hommes?
 
La Suède reste encore et toujours un exemple d'équilibre entre les sexes et familial durable.
 
 

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